Pourtant je rêve (David Gentilini)

 

A quoi me sert un rêve si je ne peux le toucher,

A quoi bon d’espérer si l’horizon est bouché ?

Disait un homme agressé par sa réalité

Celle qui dit tout de lui même sa destiné.

Et les rêves trop loin ne servent qu'à rêver,

Oui les rêves trop vains ne font que m'écraser,

Moi qui n’ai pas connu quelque conte de fée

Je me débat borné sur des murs que je défais et refais.

 

Pourtant je rêve, je ne pourrais le nier,

La nuit j’en crève, de ne pouvoir m’évader,

Le jour une trêve, il faut se rhabiller

La nuit, le jour ce thème : ne jamais oublier.

Aussi je danse je n’pourrais le nier

La nuit en transe je cherche à m’évader

Le jour dépense mon temps à habiller

La nuit, le jour, mon rêve cherche sa réalité.

 

Bien sur que au départ je n’avais rien à donner,

Bien sur que en dehors, je me sentais étranger

Mais un visage un jour accrocha mes chimères

Je suis parti pirates pour fendre les six mers.

Suivre jusqu’à l’aurore ses ombres sans sujet,

En fugitif des ordres qui m'avait fait objet,

Libre des chaîne c'est vrai mais aussi sans bouée,

Porté par la folie des amours avoués.

 

Aussi je rêve, je ne pourrais le nier,

La nuit j’en crève, de ne pouvoir m’évader,

Le jour une trêve, il faut se rhabiller,

La nuit, le jour ce thème : ne jamais oublier.

Aussi je chante, je n’pourrais le nier,

La nuit j’arpente, les lieux pour m’exprimer,

Le jour je tente, de rester éveillé,

La nuit, le jour mon rêve cherche sa réalité.

 

On passe nos vie meurtries pour avoir avorté

De tous nos rêves secrets, morts en captivité,

Comme l'oiseau sauvage, refusant de manger,

Perdu son appétit et l'envie de chanter.

Comme un enfant têtu, je serais çui qui choisi,

Quitte à paraître obtu, je mènerait ma vie,

J’ai une étoile, elle brille, au ciel de mes étés,

J’avais une voile de rêve et je m’en suis servi.

 

Alors je rêve, je ne pourrais le nier,

La nuit j’en crêve, de ne pouvoir m’évader,

Le jour une trêve, il faut se rhabiller,

La nuit, le jour ce thème : ne jamais s'oublier.