Le beau aime (D. Gentilini/ D. Gentilini, A. Yannopoulos)

Quand l’arc en ciel atteindra son plein,
Sache ma belle que j’attendrais
Dans une couche de chanvre et de lin.
Chargé de pommes pour satisfaire nos faims,
Je prendrais mes bottes de sept cieux
Que je mettrais si tu m’en fais le vœu.

Voudras-tu m’accueillir en ton sein ?
Voudras-tu accepter ce dessin ?
Que quelque soit les traits qui graveront demain,
D’aller voir ce que dirait le destin.
Prenons ensemble ce chemin,
Guider par le soleil des matins
Des jours de fête échappés du quotidien
Gravés en songe nourrissant nos jardins.

Car il y a un pays où on parle le beau aime
Un vague Gabon où les anges sèment
Des goûts de fruits chargés de graines d’anathème
Que les oiseaux picorent en reprenant en thème
Ces mélodies d’effet mer, ses partances échouées
Ces récits de port et ses chasses au trésor
Ces fumées trop vite effacées par les vents, les nuées
Ces arcs en ciel dont on aurait fait des pots de miel

Cet univers sera la lumière
Des jours et nuits unis dans le lit
De l’alchimie des secrets de nos vies.
Et plus jamais je ne m’étirerais
Aucun matin quand l’aube se lève
J’aurais enfin trouvé mon Eve.

Mais qu'un malheur brise ce rêve,
Gardons pour trace de l’Eden,
Celle d’une fleure se tournant au soleil
Qu’ensemencerait de nouveaux pollen.
D’un arc, le ciel cet abcès crève,
Touche mon cœur qui se relève
Et me transporte au delà de la grève
Pour une princesse, une sirène,  une reine, mon Eve.



Car il y a un pays où on parle le beau aime

Un vague Gabon où les anges sèment
Des goûts de fruits chargés de graines d’anathème
Que les oiseaux picorent en reprenant en thème
Ces mélodies d’effet mer, ses partances échouées
Ces récits de port et ses chasses au trésor
Ces fumées trop vite effacées par les vents, les nuées
Ces arcs en ciel dont on aurait fait des pots de miel